#jetenveux | ESMERALDA DA COSTA
(FRANCE)

15 > 31 mars | CREATION EN PREMIERE MONDIALE
SALLE GILBERT-GAILLARD | 2 rue Saint-Pierre
Ouverture : du mardi au samedi 10h > 18h | Le dimanche 14h > 18h

Entrée libre

#jetenveux

Co-production: Esmeralda da Costa / VIDEOFORMES, 2018.
Installation de quatre écrans représentant un corps féminin fragmenté en quatre parties.

Superposés les uns aux autres ils recomposent un corps complet. Sur le premier une bouche répétant la phrase « je t’en veux », sur le deuxième un ventre et des mains inquiètes serrant le poing tantôt, tandis que sur le troisième, un bassin simule un acte sexuel et sur le quatrième des pieds font du sur place, le tout filmé au ralenti.


Ce corps est celui de l’artiste.
A travers des gestes répétés jusqu’à l’épuisement le corps se contracte autour d’une seule et même phrase : « je t’en veux ».

Cette installation se fait l’écho d’une fragmentation interne et psychique à l’épreuve d’une douleur. Elle fonctionne comme une mise en abîme de la société actuelle et contemporaine, étouffée par un nombre d’images trop important, constituée d’individus fragmentés capables d’ouvrir plusieurs fenêtres internet simultanément, capables de recevoir une multitude d’informations concomitantes, d’être à la fois en relation dans la vie physique et menant une vie virtuelle tout aussi intense etc… Ici le vrai et le faux se confondent. Partout le privé et le public se mélangent.

Le titre, #jetenveux tels les hashtags que l’on ajoute à une publication sur les réseaux sociaux rend compte de cette nouvelle façon de rassembler des milliers de personnes derrière une notion, un mot, voire une déclaration très intime.

2018, Installation vidéo.

Esmeralda Da Costa

Née en 1982 à Paris, Esmeralda Da Costa vit et travaille en France, à Paris.
Diplômée de la Villa Arson (France, Nice) avec les félicitations du jury en 2011, ses recherches plastiques s’organisent autour de pièces sonores et de vidéos qui combinent enregistrements du réel, improvisation et narration.

Dans ses oeuvres, Esmeralda Da Costa met en scène des personnages dans des actions performatives et parfois, c’est elle-même qu’elle met en scène, en convoquant la mémoire de son propre corps, celle d’une pratique de boxeuse (qu’elle a exercée pendant douze ans à haut niveau) et crée des personnages qui errent, se dédoublent, s’agitent et s’affrontent. Elle immerge toujours ses personnages dans des lieux communs, symboliques autant que banals, qui lui permettent le cadre narratif à partir duquel surgit son langage sonore. Elle conçoit également des installations vidéo et donne des performances sonores live.

Son travail a fait l’objet de nombreuses sélections officielles (Instants Vidéo Numériques et Poétiques, Marseille, 2017 - Festival Art Vidéo - Bibliotheca Art Center d’Alexandrie, Egypte, 2017 - FIAV - Festival International d’Art Vidéo de Casablanca, 23ème édition, Maroc, 2017 - Sélection Officielle, 2ème Prix, Concours Imaginex, Limoges, 2016 - Sélection Officielle Arte Video Night #7, Paris, 2015, ...) et expositions personnelles ou collectives (A Mae Terra / La Terre-Mère, Centro Cultural Adriano Moreira, Bragança, Portugal, 2017 - La femme à la bûche, Under Construction Gallery, Paris, 2017 - Match, Incognito artclub 24/24h, Paris , 2015 - Octobre Numérique, Espace Van Gogh, Arles, 2014 - Un festival c’est trop court, MAMAC, Nice, 2014 - Victor Erice / Abbas Kiarostami, Correspondances, Centre Pompidou, Paris, 2012, ...).

http://www.esmeralda-dacosta.com/